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#1 22-10-18 00:16:07

Petite étude sur l'évolution des indices

Les Indices Boursiers :

Un indice boursier est un outil statistique qui indique la performance globale d'un ensemble d’action. Cela peut être tous secteurs confondus dit de marché, ou représentatifs d'un secteur particulier tel qu’un indice sectoriel.
Chaque place d’un marché d’actions possède son indice phare qui est constitué d’un panier d’actions des sociétés les plus emblématiques de la place (blue chips). Des indices plus larges, voir même de l’ensemble de la place quantifient l’évolution générale du marché à l’exemple du CAC All-Tradable pour les valeurs suffisamment liquides.
On peut également distinguer des indices profilés qui se limitent à des marchés spécifiques comme les petites capitalisations (CAC Small) ou faisant appel à des variantes de calcul (CAC40 Equal Weight). 

À quoi sert un indice ?
Il facilite la comparaison entre les différentes places boursières, les secteurs, les méthodes de profil de gestion etc.
L’indice permet de s’évaluer à une référence (benchmark) pour juger la performance d’un portefeuille.
Depuis plus de trente ans les indices servent également de sous-jacents à des fonds indiciels, Marché d’options (MONEP), Marché de contrat à Terme (MATIF) et à des produits financiers dérivés (CFD, Warrants, certificats, Trackers etc.). Dans ces cas les indices doivent comprendre des titres suffisamment liquides de façon à pouvoir être calculé à tout instant de façon fiable et d'une taille raisonnable pour faciliter sa réplication mais suffisamment large pour être représentatif d’un marché. En général c’est l’indice phare de la place qui remplit cette fonction. Le passage à l’électronique devait permettre ces nouvelles utilisations et avait occasionné les réformes des marchés boursiers dans les années 1980 avec l’apparition de nouveaux indices : Nasdaq 100 au 31 Janvier 1985 ; FTSE 100 Base 1.000 au 3 janvier 1984, le CAC40 accompagné du DAX30 avec comme Base 1.000 au 31 décembre 1987 etc. 

Fonctionnement des indices

Révision de la composition des indices
La majorité des Indices ont un nombre déterminé de composant, ce nombre est désigné par le chiffre dans le nom de l’indice. Si la composition n’est pas figée, elle est limitée au maximum pour ne pas influencer outre mesure l’évolution naturelle. Ce point est important, en particulier si l'on observe l'évolution d'un indice sur une période longue. Il faut garder à l'esprit que ce n'est pas une grandeur homogène, comme peut l'être un taux de change ou le prix de l'or. Les raisons de ces révisions sont multiples : fusions, modification de capital, forte évolution de la capitalisation boursière ou de la liquidité des actions etc.

Calcul des Indices
La majorité des indices est recalculé à intervalles réguliers : certains le sont en fin de journée seulement en particulier pour les valeurs peu liquides, d’autres tous les X secondes (CAC40 toutes les quinze secondes, Dax30 toutes les secondes), l’indice Nasdaq l’est de façon continue, etc.
Mode de calcul
On distingue 3 modes de calcul
-    Pondéré par les prix, ce mode est appliqué pour l’indice japonais Nikkei 225 et le Dow Jones IA 30 (Industrial Average). Il repose sur la pondération par la valeur des actions et non par la capitalisation boursière. Le Dow Jones est le plus vieil indice boursier au monde, sa méthode de calcul a quelque peu évolué depuis 1896 pour prendre en compte les évolutions du nombre d’action du capital et de la composition de l’indice.
-    Equipondéré, des indices profilés sont pondérés en proportion égale (Equal Weight). Au départ la pondération est fonction du nombre de composants dans l’indice, ainsi si leur nombre se compte en une centaine, chacun compte pour 1% de poids dans l’indice. Au fil des séances les haussiers prennent du poids et inversement, périodiquement une remise à niveau est effectuée en délestant les haussiers et en renflouant les baissiers. Les grandes capitalisations du marché sont minorées au profit des petites. 
-    En général, les indices sont pondérés par la capitalisation. Ce mode est plus représentatif de l’évolution de la place boursière. Chaque société influe dans l’indice en fonction de son poids dans la capitalisation. Pour affiner l’impact de l’évolution de leurs composants un nombre croissant d’indices tiennent compte désormais du capital flottant. Cette méthode permet de calculer l’indice en fonction du nombre d’actions en possession du public et non sur la base de la capitalisation boursière totale.

Influence de la prise en compte du flottant
La justification de cette réforme fait suite au krach de l’an 2000, durant lequel la spéculation sur la faible part liquide (flottant) de grande société (en partie nationalisée, par exemple) ont amplifié la volatilité des indices. Cette méthode a de nos jours des conséquences négatives pour le CAC40. Le secteur du Luxe est particulièrement handicapé par le faible flottant de ses représentants ; Hermez 0.30 ; L’Oréal 0.45 ; Kering 0.60 et en particulier LVMH 0.55. Ce secteur est actuellement la force vive de l’indice. Fréquemment on peut relever des commentaires que la capitalisation de LVMH : 145 524 millions est supérieur à Total : 143 100 millions, toutefois ce dernier avec son flottant de 0.95 domine largement les autres avec son poids de 10,73% contre LVMH 6,88%.

Les principales places, opérateurs et indices

New York Stock Exchange (NYSE)

Standard and Poor’s Dow Jones Indices :
Le Dow Jones Industrial Average 30 est le plus ancien. Ce thermomètre de Wall Street existe en effet depuis 1896. Comme nous l’avons vu, son mode de calcul est assez… empirique.
Le S&P 500 est l’indice phare de New York. A l’origine (1957) il devait remplacer le DJ 30, au contraire de son ainé pour être pondéré par la capitalisation, de nos jours du Flottant. Sa Base 10 avait été remontée à la période 1941-1943, il représente 80% de la capitalisation boursière totale des marchés de New-York, Nasdaq compris.

Nasdaq : National Association of Sécurities Dealers Automated Quotation
Fondé par la National Association of Securities Dealers (NASD), que l'on peut traduire par « association nationale des agents de change »
A l’origine ce marché non réglementé a été créé pour ouvrir l’accès à la bourse aux nouvelles sociétés qui ne remplissaient pas tous les critères imposés pour être introduites sur le marché officiel du NYSE. Le Nasdaq pouvait en quelque sorte se comparer au marché ancestral de la coulisse à Paris qui était en son temps le berceau des sociétés industrielles.
On y trouve en particulier les technologiques. Près d’un demi-siècle plus tard, certaines sont devenues les poids lourds des marchés US. Ainsi sous l’appellation GAFAM on nomme les Google (Alphabet), Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, un autre acronyme est également utilisé FAANG, (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google). Ces grandes sociétés du Nasdaq sont également intégrées dans les S&P Dow Jones indices.

Le Nasdaq composite : Base 100 en 1971 Il est calculé à partir de toutes les valeurs de ce marché, soit de nos jours plus de 3 mille valeurs. L'importance de chaque compagnie dans le calcul de l’indice est proportionnelle à la capitalisation boursière.
Le Nasdaq 100 est l’indice des 100 plus grandes de ces valeurs. Crée le 31 Janvier 1985. Sa base 125 a été reprise au 1 Janvier 1994. L’une de ses particularités est qu’il ne contient aucune valeur du secteur financier. La capitalisation dépasse les 9.000 Milliards USD, les GAFAM représente en capitalisation totale 46% de l’indice avec les deux suivantes Cisco et Intel on approche les 52%, et les 20 premières représentent plus des 2/3 de la capitalisation (68,5%) a priori il n’y a pas de plafond de pondération, Appel représente plus de 12% de la capitalisation.

Russell 2000
C’est la référence pour les petites et moyennes capitalisations aux US. Il est composé des 2000 plus petites sociétés du Russel 3000. Ce dernier (Russell 3000) représente 98% de la capitalisation totale des US.

Le NASDAQ 100 dans la composition du S&P500
Fin Aout 2018 les capitalisations du Nasdaq 100 et S&P 500 étaient respectivement d’un peu plus de 9.100 milliards de USD et de 26.100 milliards de USD
Les 40 premières capitalisations du S&P500 comptent pour près de 47% du poids de celui-ci, dont 13 sont du NASQAQ 100. Ces 13 sociétés du NASDAQ 100 pèsent plus de 21% dans le S&P500. En résumé : Dans un peu moins de la première moitié du S&P500 est représentée par 45% (près de 50%) du NASDAQ 100. Parmi ces 13 pensionnaires du Nasdaq les GAFAM sont accompagnés par les Cisco ; Intel ; Nvidia ; Netflix ; Adobe et dans une moindre mesure Comcast et Pepsico   
Les 93% de la capitalisation du Nasdaq100 qui sont inclus dans le S&P500 et y représentent 32% de la composition. En résumé le NASDAQ 100 représente 1/3 de la totalité de la composition du S&P 500.
Début Aout 2018 l’ensemble du secteur technologique représentait 25,6% de la valeur boursière du S&P 500 contre 21,5% en novembre 2016.
Les GAFAM – FAANG
Les GAFAM représentent 47% du NASDAQ 100 et 16% du S&P 500, à part Facebook qui se classe 8ème si non début 2018 les 4 autres sont les 4 plus grosses capitalisations privées au monde. Apple est devenue la première entreprise privée de l'histoire à atteindre une valeur de 1.000 milliards de dollars en Bourse, elle a devancé sur le fil Amazon.
Classement du top 100 capitalisation boursière mondiale
https://www.pwc.fr/fr/assets/files/pdf/ … report.pdf
Ce groupe de 5 valeurs correspond pratiquement au double de la capitalisation du CAC40. Dans ce groupe de 5 la meilleure performance revient à Amazone, introduite en bourse le 15 mai 1997 à (18 USD), soit 1,96 USD après les diverses opérations sur le capital, elle approche les 1.960 USD soit un cours multiplié par 1.000 en moins de 12 ans, ces 9 dernières année sa capitalisation a accomplie une augmentation relative de 2700% suivi de Apple avec ses 805%, Google (Alphabet) 554%, toutefois elles sont devancées par le petit Netflix avec ses + 4167% du groupe FAANG.
Les FAANG, (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google). Durant la première moitié de 2018 si le S&P 500 Total Return a progressé de 2,65%, sans la hausse de 3,38% des FAANG l’ensemble restant des 495 autres valeurs aurait baissé de 0,73%, du coup la petite consolidation de 0,95% du CAC40 GR n’est pas si ridicule que cela, par contre les -2,37% du DAX30 est plus marquée.

Place de Londres, le London Stock Exchange
En 1995 le Financial Times (FT) et la London Stock Exchange ont créé le FTSE Groupe.
Communément on l’appelle l’indice le Footsie.
https://www.ftse.com/products/indices/uk
file:///C:/Users/Proprietaire/Downloads/ftse_uk_index_series_history_and_heritage_screen.pdf
Le FTSE 100 est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière de sociétés de premier ordre cotées au Royaume-Uni. Base 1.000 au 3 janvier 1984.

L’indice large de la place est le FTSE All Share, initialement connu sous le nom d'indice FTSE Actuaries All Share est un indice pondéré en fonction de la capitalisation, composé d'environ 600 sociétés sur plus de 2 000 négociées à la bourse de Londres. Il vise à représenter au moins 98% de la valeur totale du capital de toutes les sociétés britanniques qui remplissent les conditions d'éligibilité. La date de base de l'indice est le 10 avril 1962 avec un niveau de base 100.

Italie
En 2007 la London Stock Exchange acquiert la bourse de Milan, est créé la London Stock Exchange Groupe (LSEG), ainsi en Italie nous avons le FTSE MIB des 40 plus grandes valeurs du Milano Italia Borsa

Places d’Allemagne
La plateforme électronique d’échange de titres financiers de la Deutsche Börse AG, la société de bourse allemande est XETRA (eXchange Electronic TRAding). XETRA a été instaurée pour le Frankfurt Stock Exchange en novembre 1997, elle est l’équivalant du système de transactions électroniques d’Euronext CAC et couvre plus de 90% des transactions boursières de la Bourse de Francfort.
DAX pour Deutscher AktienindeX
L’indice phare est le DAX 30 dont sa base 1.000 est comme pour le CAC40 de fin 1987. Dans le calcul de la pondération il prend en compte la capitalisation du flottant de chaque composant. 
Différences de calcul avec le CAC40
La grande différence de calcul avec les autres indices est qu’il est diffusé en version Global Total Return (dividendes réinvestis) et en l’état ne peut être comparer avec les autres indices. Cette particularité fausse sa performance et bien souvent est ignoré par les commentateurs. Sa version Indice de rentabilité Nu dividende (Price index) est le DAX30 Kursindex, toutefois pour annihiler l’influence du versement des dividendes il faut dénicher la version Indice de rentabilité - Return indexes "Globale" - Total Return des autres indices comme le CAC40 GR ou le S&P 500 Total Return SPTR, ou aussi le Nasdaq 100 XNDX.
Les autres différences avec le CAC40 sont le plafond de pondération qui est de 10% contre 15%. Il est diffusé toutes les secondes contre quinze, cette fréquence le rend plus réactif à l’humeur du marché et mieux adapté aux marchés des dérivés.
Comme le CAC40 il prend en compte la capitalisation du flottant depuis 2002 devançant le Français qui l’avait instauré qu’en 2004. 

Euronext
Le 22 septembre 2000 les bourses de Paris, Bruxelles et Amsterdam ont fusionné et ont créé Euronext, depuis la bourse de Lisbonne et le marché dérivés anglais (LIFTE) les y ont rejoint.

Place de Paris
L’organisation de la place a régulièrement évolué depuis l’origine du CAC40.
Jusqu’à l’approche de la fin des années 80, la négociation était organisée par la Compagnie des Agents de Change (acronyme originel du CAC40) à la criée autour de la corbeille, pour les actions les plus liquides sur le marché du Règlement Mensuel (RM avec son crédit gratuit durant le mois de l’opération). Le règlement mensuel permettait de regrouper le transfert des titres, ces derniers à cette époque était en papier.
Avec la dissolution en 1988 du monopole des agents de change, la Société des Bourses Françaises (Acronyme du SBF120) avait mis en place la Cotation Assistée en Continue (Acronyme actuel des indices CAC et du CAC40) et la réorganisation du marché avec le remplacement du RM par le Service du Règlement différé (SRD), la dématérialisation des titres, la disparition des places des bourses régionales. A cette époque on pouvait consulter les cours de bourse sur un Minitel d’Alcatel, avec le Télétel de France Télécom, on avait à nous, en quelque sorte un lointain cousin ancestral d’internet ! On était en pleine bulle TMT (Technologique Médiatique Télécom).
Au passage de l’an 2000, la Société des Bourses Françaises avait mutait en Euronext, puis le Krach devait exploser, en balayant France Télécom avec son Télétel (et ses filiales Equant Wanadoo Orange, cet ensemble est réorganisé aujourd’hui sous Orange) accompagné d’Alcatel avec son Minitel (la société du CAC40 qui se voulait sans usine) et pour couronner le tout on avait dû changer nos Francs en Euros. La volatilité des marches battait son plein, c’est ainsi qu’en 2004 Euronext avait instauré la pondération pour ses indices avec la capitalisation du capital flottant et un facteur de plafonnement aujourd’hui à 15%. 
Les indices CAC et SBF
Avant la création du CAC40 l’indice de référence était Général CAC dont la base 100 était fin 1981, puis avec la dissolution des Compagnies des Agents de Change on avait ajouté à l’acronyme - SBF pour Société des Bourses Françaises ainsi sa nouvelle appellation était : Général CAC –SBF (parfois on peut le retrouver sous CAC 240). Je n’ai pas d’affirmation sur la méthode de pondération pour cet indice ancestral.
En 1993 cet indice a été remplacé par le SBF 250 dont la Base 1000 avait été remonté Fin 1990, depuis dans la continuité de son calcul on le retrouve sous le nom du CAC All-Tradable. Mais l’indice le plus vaste de la place de Paris est le CAC All-Shares, Toutefois ce dernier contient des valeurs très peu liquides. Pour la continuité de la cotation et la liquidité du marché il est préférable de retenir comme indice général de Paris le CAC All-Tradable de plus on peut le retrouver en Indice de rentabilité - Return indexes "Globale" - Total Return
CAC All-Tradable (nombre de composant non délimité) = SBF120 + CAC Small (nombre de composant non délimité)
SBF 120 = CAC Large 60 + CACMID 60
CAC Large 60 = CAC 40 + CAC Next 20
Après la dernière réforme de l’organisation des indices de 2011, tout s’emboite. Le nombre de composant de L’indice CACMID 60 avait été limité à 60 pour correspondre à l’indice SBF 120 moins l’indice CAC Large 60. L’indice SBF 250 avait muté en CAC All-Tradable en nombre de composant non délimité pour accueillir l’ensemble des CAC Small.
Rappel : le chiffre du nom de l’indice désigne le nombre de composants de celui-ci.

Résumé de présentation du CAC40 par Euronext
Le CAC 40 est un indice boursier qui a pour vocation de représenter l’évolution du marché Euronext Paris. Il est composé des 40 valeurs les mieux classées sur le marché parisien sur des critères basés sur les capitalisations flottantes et les capitaux échangés. Des modifications sont implémentées chaque trimestre afin de refléter les changements en terme de taille et de volume des sociétés constituant l’échantillon de l’indice.
Le CAC 40 est un benchmark de référence pour les investisseurs. Tout comme d’autres indices emblématiques, constitue un outil important qui permet d’offrir une forte visibilité auprès des investisseurs tout en étant un outil de fléchage de l’épargne privée vers les entreprises. C’est également un vecteur d’investissement adapté au développement continu de la gestion passive : aujourd’hui, plus de 6000 produits s’appuient sur cet indice.
Son lancement a coïncidé avec le passage du marché boursier français à l’électronique (1986), la valeur de l’indice est fixée par convention à 1 000 points au 31 décembre 1987.  Le lancement officiel de l’indice a été effectué le 15 juin 1988.
Petite remarque : Euronext fait bien référence que la base 1.000 fin 1987 du CAC40 est exprimée en points. Pour preuve cette base n’a pas subi de conversion monétaire lors du passage en Euro. 

Description simplifiée du calcul de l’indice CAC40 :
D’après mes relevés à la fin 1987, la capitalisation était d’un peu plus de 370 milliards de Francs soit l’équivalant de 56.454.664.935 ¤. Pour ajuster la base 1000 du CAC40, le teneur de l’indice avait divisé cette base de référence 1.000 points par la capitalisation de l’époque, il avait obtenu ce qu’il appelle un divisor. Dans l’évolution naturelle des cours de bourse, il calcule la capitalisation instantanée et la divise par le divisor en vigueur, ainsi toutes les 15 secondes il obtient le cours du CAC40. A chaque évolution du capital d’une société, il ajuste ce divisor pour obtenir la continuité de point de l’indice. 

Les autres Indices d’Euronext sont l’AEX à Amsterdam, le BEL 20 à Bruxelles en autres…

   

Europe zone Euro
En 1998 lors du passage à l’Euro un ensemble d’indice couvrant cette zone monétaire ont été créés, le plus utilisé est Euro Stoxx 50, sa base 1.000 a été remontée au 31/12/1992. Au côté de son classique Price index (Nu dividende) je n’ai que l’Indice de rentabilité - Return indexes "Net" - Total Return qui est l’indice de rentabilité qui prend en compte les prélèvements fiscaux.

Influence du versement des dividendes

Pour l’actionnaire :
Chaque année, les actionnaires d'une entreprise se réunissent en assemblée générale afin de voter ou non le versement d'un dividende. Si vous êtes actionnaire d'une entreprise, une idée reçue est que si la société décide de verser un dividende, cela sera une très bonne nouvelle pour vous. En poussant même le raisonnement un peu plus loin, on pourrait se dire "ah mais si j'achète une action de cette entreprise la veille de l'annonce du dividende, je serais même gagnant à tous les coups" ! En effet, si vous achetez la veille du jour de détachement du dividende, vous allez recevoir l'intégralité du dividende ... mais le cours de l'action va baisser du même montant. Explications.
Le dividende représente la part du bénéfice (ou d’une réserve du capital distribuable) d'une société qui est versée à ses actionnaires. Supposons qu'aujourd'hui, le cours d'une action soit de 100 euros. Vous achetez des actions de cette entreprise, afin de bénéficier du versement du dividende de 2 euros. En ayant acheté une action avant la date de détachement du dividende, vous allez en effet bénéficier de 100% du dividende, même si vous n'avez détenu l'action que quelques heures. Mais alors, cette méthode serait-elle magique ?
Et bien non, c’est même l’inverse ! Le jour de détachement du dividende, le cours de l'action va automatiquement diminuer de 2 euros, en passant donc à 98 euros. En effet, le versement d'un dividende correspond à une sortie de capital pour l'entreprise ; cette sortie d'argent va diminuer la valeur de l'entreprise du même montant. De plus les sommes que reçoit l'actionnaire au cours de l'année sous forme de dividendes sont soumises en France à un prélèvement à taux unique de 30%, la fameuse "flat tax". Cette dernière intègre l'imposition forfaitaire (12,8%) et les prélèvements sociaux (17,2%). Ce mécanisme est celui de droit commun, applicable à tous les contribuables. Cependant, sur option, ces derniers peuvent choisir de bénéficier de l'ancien système, à savoir une imposition à l'impôt sur le revenu (IR).
Autrement dit vous allez être perdant des 30% de prélèvement fiscal, le vrai gagnant est le fisc.

Pour les indices :
Comme aperçu ci-dessus il existe un indice nu dividende appelé : Indice de prix - Price index et deux autres Indices de rentabilité - Return indexes : le "Globale" - Total Return et le "Nette" - Net Return
L’Indice de prix - Price index : à l’exception du DAX 30 c’est celui généralement diffusé. Lors du versement des dividendes la capitalisation de l’indice est entrainée par la baisse des actions. Le montant des dividendes est très différent entre les sociétés provoquant une disparité dans l’évolution des indices.     
Indice de rentabilité - Return indexes "Globale" - Total Return : ici le montant intégral des dividendes est reversé dans la capitalisation de l’indice, il n’y a pas de baisse de l’indice. C’est dans ce mode de calcul de l’indice que le DAX 30 est diffusé. C’est cet indice de rentabilité que l’on doit sélectionner pour comparer entre eux les indices internationaux.
Indices de rentabilité - Return indexes "Nette" - Net Return appelé parfois suivant les pays Net Total Return : Ici suite au prélèvement fiscal le montant des dividendes est en partie réintégré dans l’indice. Cette retenue est différente entre les pays. Cet indice de rentabilité doit éventuellement être réservé pour comparer un portefeuille avec son indice étalon ou des indices de même nationalité.

Voici des liens pour accéder à ces indices
Euronext Paris : https://www.euronext.com/fr/reports-sta … =this_year
Puis sélectionner : Euronext Paris indices - Complete historical figures / Historique complet 
Régulièrement vous pouvez accéder à l’historique complet de tous les indices de Paris depuis leur origine sous leur trois modes d’indice de prix et de rentabilité

Pour le DAX 30
Dans la version anglaise uniquement !
http://en.boerse-frankfurt.de/index/DAX
Dans History vous pouvez remonter jusqu’en 2004
Idem pour le DAX30 Price index (nu dividende) :
http://en.boerse-frankfurt.de/index/DAX-Kursindex

Pour le S&P500 : https://us.spindices.com/indices/equity/sp-500
Sélectionner le graphique sous 10 ans, en activant Export en bas à droite du graphique un dossier Excel vat se télécharger avec l’historique du graphique correspondant avec les trois versions TR ; Net TR ; et Price index
Idem Dow Jones Industrial Average : 
https://us.spindices.com/indices/equity … al-average     
Vous pouvez également pour le S&P500 trouver l’historique depuis début janvier 1986, un dossier Excel va se télécharger : http://www.cboe.com/micro/buywrite/dail … istory.xls

Nasdaq
Historique depuis le 17/11/2006
Afficher le cours à partir du 17/11/2006 puis par tranche maxi de durée de 5 ans
Nasdaq Price index :
https://investir.lesechos.fr/cours/hist … ,tick.html
Les indice de rentabilité Total Return ne sont calculés que depuis 1999, de plus les jeunes sociétés technologiques de ce marché sont plus à la recherche de capitaux pour investir et alimenter leur croissance que de distribuer des dividendes. La somme des dividendes représente un tout petit plus de 1% de la capitalisation   
Nasdaq 100 Total Return :
https://investir.lesechos.fr/cours/hist … ,tick.html
Nasdaq 100 Net Total Return :
https://investir.lesechos.fr/cours/hist … ,tick.html




Comparaison entre les Indices de rentabilité Total Return Internationaux CAC40 GR ; DAX 30 ; S&P500 SPXTR et NASDAQ 100 XNDX   
Le début du calcul de l’indice de rentabilité Total Return est simultané (1987) à trois Indices : avec comme base 1.000 pour le CAC40 GR et le DAX 30 et au cours de l’indice Price index du S&P 500 à la clôture du 31/12/1987 soit 247,08 points.
En ce qui concerne le NASDAQ 100 il faut attendre début 1999. Bien que regroupant les 100 plus grandes sociétés du Nasdaq ces dernières étaient relativement jeunes, les dividendes distribués étaient faibles. Après un premier relais de l’indice de prix, Price index j’ai basculé début 1999 avec le Nasdaq 100 XNDX (Total Return). Le cours du NASDAQ 100 au 31/12/19987 était à 156,25 points
Première étape : Pour faciliter la comparaison de performance de ces indices j’ai converti en base identique au départ de l’étude. Pour cela j’ai retenu la base 1000 du CAC40 GR et du DAX30 puis pour les deux autres j’ai calculé un coefficient de conversion en divisant les 1000 par le cours des indices US
S&P500 SPXTR = 1000/247,08 = 4,047272 ainsi à toute date en multipliant le cours du S&P 500 SPXTR par 4,047272 vous obtenez la correspondance d’un S&P 500 avec une base 1000 commune avec le CAC40 et Le DAX 30 dans leur version Total Return
Idem pour le NASDAQ 100 XNDX = 1000/156,25 = 6,40   

Je rappelle qu’en automne 1987, il y a eu une petite correction des marchés boursiers et cette dernière avait été particulièrement brutale aux US ainsi le 21-oct-1987 le S&P 500 avait perdu 20,47% et de nouveau 8,28% le 28-oct-1987 le plus bas avait été touché le 8-dec-1987 à 223,92 points soit l’équivalent de 906,27 ; pour le NASDAQ 100 c’était le 29-oct-1987 à 128,43 points soit l’équivalant de 821,95
Du côté-ci de l’Atlantique la baisse avait été plus graduelle et le seuil pour les deux indices Européens avait été effectué fin Janvier 1988.  Dax30 le 28-jan-1988 à 931,18 et le 29-jan-1988 pour le CAC40 GR à 894,40   

Treize ans après nous étions au sommet de la bulle de l’an 2000 
Le premier à caler avait été le DAX 30 le 07-mars-2000 avec son modeste 8.064,97 ; petit joueur, même pas l’altitude de l’Everest. Le second avait été au 27-mars-2000 le NASDAQ 100 XNDX, ici accrochez-vous on atteint la limite de la Stratopause à 30.129,92 (4.707,80*6.4). Le troisième tel un coureur de fond au 01-sept-2000 avait été le S&P500 SPXTR à 8.534,71 (2.108,76*4.047272) mais là aussi il n’avait pas pu atteindre le sommet de Himalaya, et puis notre petit CAC40 GR au soir du lundi 04-sept-2000 à 9.946,25 ; en séance il avait caler à 21,31 des 10.000m, il faut reconnaître qu’il avait été dopé par les privatisations. 

La descente hors-piste du Krach 2000/2003 
7-oct.-02 notre semi-cosmonaute NASDAQ 100 XNDX avait atterri à 5 160,32, suivi le 9-oct-02 par le S&P500 SPXTR à 4 488,06. De notre côté nos habituel retardataire le 12-mars-03 s’étaient écrasé simultanément le CAC40 GR à 3 624,23 et le DAX 30 à 2.202,96. Ce dernier était même passé sous le CAC40 Price index (CAC40 classique 2.403,04 son équivalent DAX30-kursindex était à 1.625,27) pourtant les Alcatel ; Vivendi ; France Télécom avaient tout fait pour se distinguer. 

Pas plutôt en bas on reprend le télésiège ; destination 2007
Changement de tactique dans l’ordre des arrivées, le coq avait sprinté, à l’arrivée le 1-juin-07 notre CAC40 GR s’était hasardé à 10 707,80 puis le DAX30 lui s’était époumoné le 16-juil.-07 en se trainaillant à 8 105,69 ; malgré trois mois de sursis au soir du 9-oct.-07 le S&P500 SPXTR n’avait pas pu dépasser le Français à 9 903,79 et enfin en dernier arrivé le 31-oct.-07 avait été le NASDAQ 100 XNDX à 14 612,10 mais cette fois-ci il avait quelque peu perdu de sa superbe. Il faut dire qu’à cette époque à part Microsoft les GAFAM avaient tout juste achevé leur gestation, la Générale Electrique doyenne industrielle du DJ30 se disputait la première place entre des pétrolières dans le classement des 100 premières capitalisations privées au monde, aujourd’hui celle-ci a été virée de l’indice mythique et elle se maintient en fond du classement, je lui souhaite un meilleur sort que sa ancestrale cons½ur nationale la Compagnie Générale Electrique qui avait muté en une certaine société du CAC40 qui après son Minitel se voulait sans usine.     

Pas plutôt arrivé au sommet on redescend : destination 2009
Mais cette fois-ci en synchronisation quasi parfaite, à part le DAX30 qui en avait marre d’être toujours bon dernier avait décidé isolément de repartir en avant 1 séance avant les autres, ainsi il rebondi le 6-mars-09 sur le seuil des 3 666,41 suivi par la troupe le 9-mars-09 avec le S&P500 SPXTR à 4 431,92 puis le CAC40 GR à 4 595,44 et le NASDAQ 100 XNDX qui préservait à 6 872,38 quelques longueurs d’avance sur le Français, au cas où. 
Mais malheureusement les chemins devaient diverger en 2011
La crise de l’Euro et de la dette publique devait passer par là, du moins en apparence. En plein hiver, loin de son plus haut historique le CAC40 GR au soir du 18-févr.-11 devait caler à 8.224,64 le DAX 30 plus vertueux avait prolonger sa reprise quelques temps jusqu’au printemps au 2-mai-11 mais pour finalement se retourner seulement à 7 527,64. Il faut reconnaitre du côté des finances publiques à part quelques « shutdown » épisodiques, les Etats-Unis sont particulièrement vertueux (sic) ainsi à ce début mai le S&P500 SPXTR était déjà à 9 332,04 et le NASDAQ 100 XNDX à 16 121,22 et après une petite consolidation nos deux gaillards US repartaient de plus belle, les GAFAM émergeaient !

Le 21-sept.-11 le CAC40GR devait se retrouver à 5 705,51 succédant au DAX 30 qui s’était déjà étalé le 12-sept.-11 à 5 072,33 alors que les deux autres lurons faisaient mine de les attendre sur les 8.000 et les 15.000.
Fort de leurs GAFAM la comparaison ne peut que s’arrêter ici.

A la clôture du 07/08/2018 voici la performance depuis fin 2010 : S&P500 +168% : Appel +380% ; Amazon +984% ; Microsoft +287% ; Alphabet +296% ; Facebook +326% (depuis 18/05/2012) mais aussi Nvidia +1665% ; Netflix +1289% ; Adobe +747% Cisco +132% ; Intel +121% tandis que Pepsico +72% ; Comcast +65% s’étaient contenter d’une modeste hausse. Nous ne sommes plus dans la même compétition.
A la fin 2010 le poids des 11 sociétés (13 moins le duo Pepsico et Comcast) comptait pour 11% de la capitalisation du S&P500 (en incluant prématurément Faceboock). En ce début septembre 2018 ils représentent près de 20%, soit pratiquement le double.   

En cette la fin Aout 2018 voici les scores
DAX 30 : 12 561,68 ; CAC40GR : 14 404,17
S&P500 SPXTR : 23 194,11 ; NASDAQ 100 XNDX : 56 017,60
Sans les GAFAM ; Nvidia ; Netflix ; Adobe ; Cisco et Intel, le S&P500 SPXTR devrait se contenter des 20.809 
Il faut dire que le cumul des 5 premières capitalisations représente 20% du PIB des Etats-Unis, que le ratio P/E d’Amazon fin aout dépassait les 150, il est vrai qu’en comparaison de celui de Cisco à plus de 600, il peut paraitre bon marché (sic). 

Comparaison entre indices de la place de Paris

Indice Général : CAC All-Tradable Base 1.000 au 28/12/1990 des deux indices de prix, Price index et Global total Return
Indice Grosses capitalisations : CAC40 Base 1.000 au 31/12/1987 des deux indices de prix, Price index et Global total Return
Indice des petites capitalisations : CAC Mid & Small. Cet indice est le plus jeune des trois et il a la particularité d’avoir une base de référence différente entre l’indice Price index (Nu dividende) et GR (Global total Return)
Le CAC Mid & Small Indice de prix Price index a sa base 3.000 au 31 décembre 2002.
Pour fixer la base de l’indice de rentabilité Global total Return au 30 décembre 1998, le calcul de l’indice a été remonté jusqu’en fin 1998. Ainsi les indices CAC Mid & Small : Price index et Global Return ont fin 1998 le même nombre de points à 3.046,33. Quatre ans plus tard lors du passage de Fin 2002 des 3.000 points de base du Price index (nu dividende) le Global Return avait déjà 340,75 points d’avance !

Comme pour la comparaison des indices internationaux nous allons A la fin 1998 prendre une base commune, Ici on vat prendre le score du CAC40 GR soit 5.473,60 pts, pour cela nous allons calculer un coefficient correcteur pour les deux autres indices, respectivement nous divisons les points du CAC40 GR par ceux des deux autres indices.
Le CAC All-Tradable GR pointait à 3.188.67 points (coef : 5.473,60/3.188,67 = 1,716578)
CAC Mid & Small GR était à 3.046,33 points (coef : 5.473,60/3.046,33 = 1,796782)
En multipliant le cours de ces deux indices avec leur coefficient correcteur respectif on obtient une base commune pour les trois indices à 5.473,60 points et depuis cette date un score comparatif avec celui du CAC40 GR.

Le premier à signer son plus haut en 2000, a été l’indice des petites valeurs le CAC Mid & Small GR à 9.898,22 points (5.367,06*1.796782) le 10/03/2000, ce jour-là les deux autres était à 9.219,73 points pour le CAC40 GR et à 9.366,58 points (4.189,47*1.716578) pour le CAC All-Tradable GR.
Six mois plus tard c’était au tour des deux autres à atteindre leur plus haut : Le 04/09/2000
CAC40 GR : 9.946,25 points contre CAC All-Tradable GR : 9.965,30 points
Le CAC Mid & Small GR était redescendu à 9.521,44 points
Si les 3 indices ont une performance voisine sur leur plus haut respectif dans cette phase de hausse, on peut s’apercevoir que les petites valeurs ont été les premières à l’atteindre avec près de 6 mois d’avance, puis une certaine rotation s’était effectué permettant aux grosses capitalisations de rattraper leur retard dans ce cas-là c’est ce que l’on appelle la fly to quality que l’on peut traduire par la recherche de la qualité durant la phase de résilience du marché, mais cette dernière n’est pas systématique.   

La descente au enfer de 2000 à 2003. La violence de la fin de mouvement baissier a fait que les 3 indices ont touché leur plus bas simultanément le 12/03/2003
CAC40 GR à 3.624,23 soit -63,56% sur le plus haut du 04/09/2000
CAC All-Tradable GR à 3.885,18 soit -61,01% sur le plus haut du 04/09/2000
CAC Mid & Small GR à 4.983,66 soit -49,65% sur le plus haut du 10/03/2000
Dans cette lecture on pourrait croire que ce sont les petites valeurs qui ont le mieux résisté, du moins en apparence !

Seconde grande phase haussière de 2002 à 2007
La dernière phase haussière de 2007 avait été spectaculaire avec une hausse de18% en 2 mois et demi, le CAC Mid & Small GR devait clore son plus haut 1 jour après les deux autres indices (04/06/2007). Il n’y a pas eu de phase fly to quality marquée.
CAC40 GR à 10.707,80 soit +195,45% sur son plus bas du 12/03/2003 et +7,66% sur le plus haut du 04/09/2000
CAC All-Tradable GR à 11.975,31 soit +208,23% sur son plus bas du 12/03/2003 et +20,17% sur le plus haut du 04/09/2000
CAC Mid & Small GR à 20.599,57 soit +313,34% sur son plus bas du 12/03/2003 ou +116,35% sur son plus haut du 10/03/2000
Ici aussi en apparence ce sont les petites valeurs qui ont le plus progressé !

Seconde phase de baisse de mi-2007 à début 2009
Le plus bas des 3 indices avait été touché simultanément le 09/03/2009 avec un mouvement de baisse sur le plus haut de 2007 similaire :
CAC40 GR à 4.595,44 soit -57,08%
CAC All-Tradable GR à 5.085,02 soit -57,54%
CAC Mid & Small GR à 8.935,13 soit -56,62%

Rebond jusqu’en 2011
18/02/2011 CAC40 GR à 8.224,64 soit +78,97%
04/07/2011 CAC All-Tradable GR à 9.392,62 soit +84,71%
11/05/2011 CAC Mid & Small GR à 19.869,54 soit +122,38%

Dernière rechute : Crise de l’Euro
22/09/2011 CAC40 GR à 5.705,51 soit -30,63%
22/09/2011 CAC All-Tradable GR à 6.701,24 soit -28,65%
04/10/2011 CAC Mid & Small GR à 14.177,38 soit -28,65%

Voici la situation à la fin Aout 2018
CAC40 GR à 14.069,56
CAC All-Tradable GR à 17.047,20
CAC Mid & Small GR à 43.869,63
En procédant ainsi on remarque de suite que sur une base commune de 5.473,33 de fin 1998 que les écarts de valorisation sont spectaculaires entre les 3 indices, comme si la progression des indices était en faveur des petits composants et de leur nombre.
Ce constat est d’autant plus surprenant, que les deux indices CAC Mid & Small et CAC All-Tradable ne font pas l’objet de sélection dans leur composition et que celle-ci est la plus stable puisqu’il comprend toutes les valeurs de leur catégorie. L’indice général de la place de Paris le CAC All-Tradable soufre du poids conséquent des grosses capitalisations puisqu’il comprend toutes les valeurs et qu’en version GR par la performance exceptionnelle du CAC Mid & Small il bat largement le CAC40 GR sur le long terme.
Plus bizarre encore la performance du CAC Mid & Small GR se rapprocherait à celle du NASDAQ 100 XNDX et celle du CAC All-Tradable GR au S&P500 SPXTR


Autres constats
Des études faites en l’an 2000, avaient relevé que sur dix ans, 67% des fonds d’investissement traditionnels en actions qui existaient aux États-Unis avait une performance inférieure à celle de l’indice S&P 500 des 500 premières sociétés américaines. Et encore, cela ne prend pas en compte la performance des fonds qui ont été retirés du marché.
Selon une autre étude de la société Standard & Poor’s en 2017, sur 355 fonds investis en actions qui existaient en 1970, 194 avaient disparu trente ans plus tard, soit plus d’un sur deux. Si l’on étudie les performances de ceux-ci avant leur fermeture, on observe qu’elles sont, en moyenne, inférieures de 2% à celles des fonds qui ont survécu. En tenant compte des fonds « disparus », à peine 5% des fonds d’investissement gérés activement ont rapporté plus que l’indice auquel ils se comparent sur quinze ans.
La sous-performance des fonds est aggravée avec la prise en compte des frais de gestions et doivent être comparé aux Indices Net global Return (NR) avec les dividendes réinvestis après prélèvement fiscal.
Ce constat est confirmé par cet état des lieux
http://trends.levif.be/economie/banque- … 21245.html
Même Warren Buffett le convient :
https://investir.lesechos.fr/actions/ac … 645887.php     

Pour éclairer ces observations j’ai entrepris d’étudier l’évolution sur 1an et 3ans des composants dans les indices (portefeuille). Les cours sont ajustés des opérations sur capital mais ne prennent pas en compte le versement des dividendes. L’objet de l’étude est de relever la concentration sur les (1/10èmes ; 1/5emes ; 1/3 tiers ; la moitié et les 2/3 tiers des composants ; et enfin sur la part des composants qui concentre la moitié de la capitalisation de l’indice (du portefeuille) en fin de période. La composition reste identique sur la période de l’étude, nous avons l’évolution naturelle sans intervention de gestion. 
CAC40 – CAC Next20 –CAC Large 60-CAC Mid 60– SBF120 – CAC Small et CAC All-Tradable
Principe : Au départ de l’étude j’effectue un portefeuille équi-pondéré à 100¤ de chaque composant, il suffit de multiplier 100 par 1+ % de variation sur 1 an puis sur 3 ans : 100*(1+%).

Sur 1 an
Nous avons un portefeuille de CAC 40 = 4.000 ¤ (100 ¤ par les 40 composant du CAC40) ; Cac Next20 = 2.000 ¤ ; CAC Large 60 = 6.000 ¤ ; CAC Mid 60 = 6.000 ¤ ; SBF 120 = 12.000 ¤ 
CAC Small = 19.900 ¤ sur les 202 sociétés trois sont trop récentes pour avoir une variation sur l’année
CAC All-Tradable = 31.900 sur les 322 sociétés trois sont trop récentes pour avoir une variation sur l’année

Le cumul des 10% premiers composants ayant la meilleure performance concentrent en % la capitalisation du portefeuille 
CAC40 : le cumul des 4 premiers composants (10%) ayant la meilleure performance concentre 14,2% de la capitalisation du portefeuille
CAC Next20 : 14,2% ; CAC Next20 : 14% ; CAC Large 60 : 14,2% ; CAC Mid 60 : 15,1% ;
SBF 120 : 14,8% ; CAC Small : 18% ; CAC All tradable : 16,8%

Le cumul des 20% premiers composants concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 26,8% ; CAC Next20 : 27,4% ; CAC Large 60 : 26,8% ; CAC Mid 60 : 27,8% ; SBF 120 : 27,4% ; CAC Small : 30,9% ; CAC All tradable : 29,6%

Le cumul des 33% (1/3) premiers composants concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 42,9% ; CAC Next20 : 44,4% ; CAC Large 60 : 41,7% ; CAC Mid 60 : 43% ; SBF 120 : 42,5% ; CAC Small : 46% ; CAC All tradable : 44,7%

Le cumul des 50% premiers composants concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 58,1% ; CAC Next20 : 59,5% ; CAC Large 60 : 58,9% ; CAC Mid 60 : 60,1% ; SBF 120 : 59,6% ; CAC Small : 63,2% ; CAC All tradable : 61,8%

Le cumul des 67% (2/3) premiers composants concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 74,3% ; CAC Next20 : 73,7% ; CAC Large 60 : 74,1% ; CAC Mid 60 : 76,1% ; SBF 120 : 75,1% ; CAC Small : 78,5% ; CAC All tradable : 77,1%

Pour obtenir la moitié de la capitalisation de l’indice il faut cumuler les
CAC40 : dix-sept premiers/40 (42,5%) composants ayant la meilleure performance
CACNext20 : huit premiers/20 (40%) ; CACLarge60 : vingt-cinq premiers/60 (41,7%) ; CACMid60 : vingt-quatre premiers/60 (40%) ; SBF120 : quarante-huit premiers/120 (40%) ; CAC Small : soixante-treize premiers/199 (36,7%) ; CAC All tradable : cent-vingt-deux premiers/319 (38,2%)

Sur 3 ans
Nous avons un portefeuille de CAC 40 = 4.000 ¤ (100 ¤ par les 40 composant du CAC40) ; Cac Next20 = 2.000 ¤ ; CAC Large 60 = 6.000 ¤
CAC Mid 60 = 5.700 ¤ sur les 60 sociétés trois sont trop récentes pour avoir une variation sur les 3 ans
SBF 120 = 11.700 ¤ sur les 120 sociétés trois sont trop récentes pour avoir une variation sur les 3 ans
CAC Small = 18.800 ¤ sur les 202 sociétés quinze sont trop récentes pour avoir une variation sur les 3 ans
CAC All-Tradable = 30.400 ¤ sur les 322 sociétés dix-huit sont trop récentes pour avoir une variation sur les 3 ans

Le cumul des 10% premiers composants ayant la meilleure performance concentrent en % la capitalisation du portefeuille 
CAC40 : 19% ; CAC Next20 : 27,5% ; CAC Large 60 : 22,4% ; CAC Mid 60 : 26,5% ; SBF 120 : 24,5% ; CAC Small : 36,7% ; CAC All tradable : 32,1%

Le cumul des 20% premiers composants ayant la meilleure performance concentrent en % la capitalisation du portefeuille 
CAC40 : 32,6% ; CAC Next20 : 40,8% ; CAC Large 60 : 35,7% ; CAC Mid 60 : 39,6% ; SBF 120 : 38,6% ; CAC Small : 50,4% ; CAC All tradable : 46,4%

Le cumul des 33% (1/3) premiers composants ayant la meilleure performance concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 46,5% ; CAC Next20 : 57,1% ; CAC Large 60 : 50,5% ; CAC Mid 60 : 55,3% ; SBF 120 : 52,8% ; CAC Small : 64,8% ; CAC All tradable : 60,4%

Le cumul des 50% premiers composants ayant la meilleure performance concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 63,5% ; CAC Next20 : 70,2% ; CAC Large 60 : 66% ; CAC Mid 60 : 70,9% ; SBF 120 : 69,1% ; CAC Small : 78,9% ; CAC All tradable : 75,3%

Le cumul des 67% (2/3) premiers composants ayant la meilleure performance concentrent en % la capitalisation du portefeuille   
CAC40 : 78,2% ; CAC Next20 : 81,7% ; CAC Large 60 : 79,6% ; CAC Mid 60 : 83,3% ; SBF 120 : 81,4% ; CAC Small : 89,1% ; CAC All tradable : 86,7%

Pour obtenir la moitié de la capitalisation du portefeuille il faut cumuler les
CAC40 : Quatorze premiers/40 (35%) composants ayant la meilleure performance
CACNext20 : six premiers/20 (30%) ; CACLarge60 : vingt premiers/60 (33,3%) ; CACMid60 : seize premiers/67 (28,1%) ; SBF120 : trente-six premiers/117 (30,8%) ; CAC Small : trente-six premiers/187 (19,3%) ; CAC All tradable : soixante-dix premiers/304 (23%)

Remarques :
A la hausse la prise de valeur d’une action est infinie, à l’inverse, à la baisse elle peut perdre au maximum 100% de sa valeur d’achat, ainsi sur le très long terme une action qui a pris + 1.000% de hausse compense la perte totale de 10 autres actions.
A l’exemple de l’action Facebook introduite en 2012 à 38 $, considérait à l’époque comme une introduction ratée, 6 ans plus tard, avant son récent plongeon l’action cotait 217,50 $ soit une petite hausse de +472%, comme introduction ratée il y a pire. A elle seule en pondération initiale égale, elle compense la perte totale de 4 autres actions, tout en conservant le placement initial et en obtenant un petit solde de gain. Cette exemple de performance reste loin d’être extrême à l’exemple de NVIDIA (+1.086% sur 3 ans) dans le Nasdaq100 ou dans notre CACSmall des +2.057% de Xilam Animation et des +1.700% de Paragon.
Avant d’arriver à ces extrêmes, une action qui a une performance supérieure, voit sa part de capitalisation augmenter. Ainsi la part de capitalisation se concentre dans le haut de l’indice et impacte la progression de celui-ci, ces actions sont considérées comme les leadeurs de Marché. Inversement une action qui a accusé une baisse de plus de 90% voit son influence devenir indolore, celle-ci se trouvent dans la queue. Cette évolution naturelle s’amplifie dans le temps.
Des études sur les grands marchés Américains ont montré qu’à Très Long Terme entre 1/5 et 1/4 des actions très fortes, appelées Leadeurs sont responsables de l’essentiel de la progression du marché, à l’opposé dans une proportion sensiblement plus longue nous retrouvons la queue. D’autres analyses sur les marchés de Grande Bretagne et au Canada réduisent le groupe des Leadeurs au environ à 15% de l’effectif. Cette part de Leadeurs est fonction des scores extrêmes des premiers Leadeurs à l’exemple de Xilam Animation et de Paragon dans le CAC Small et de la durée de l’étude.
Une autre étude de Hendrik Bessembinder qui est remonté jusqu’en 1926, à mis en lumière que sur 26.000 actions apparues sur cette période, seulement 1.000 ont généré 100% de la valeur pour les actionnaires, dont 150 ont créé 60% de la richesse, 50 en ont créé 40%, et les 5 premières 10%.   
Ces diverses constatations se rapprochent de la loi de Prado dite de 80/20 et de la distribution Gaussienne, avec la particularité que du côté des Leadeurs on a un impact à la Hausse fort/Très fort et à l’opposé en queue de l’effectif, elles perdent de leur influence.
A courte échéance cette logique a une limite, si un leadeur vient à décliner. On l’a bien constaté durant le Krach de 2000 avec les secteurs : Technologique (Alcatel) - Média (Vivendi) - Télécom (France télécom), cet ensemble représentait fin 1999 près de 24% de la capitalisation du CAC40, puis 22% fin 2000 avant de plonger sous les 10% fin 2002. Entre fin 2000 et fin 2002, ce groupe d’action avait le plus fortement baissé à l’exemple des -93% (Alcatel) à -78% (Vivendi) contre -45,76% pour l’indice CAC40 GR.
Un des risques majeurs sur le marché des actions comme lors de la bulle de 2000 est d’acheter trop cher, même si votre cible fait partie des leadeurs du marché, ici en particulier à la moindre déception le retour du marché est sévère.
Inversement plus l’étude est à longue échéance, plus la proportion des composants qui surperforme l’indice de référence se réduit, par contre ceux qui dépasse l’indice de plus de 100% s’accroit, la sélection naturelle s’opère.
Si la diversification d’un portefeuille est considéré dans une gestion Moyen Terme comme une nécessité défensive pour limiter la prise du risque, ici on sélectionne par le haut.
A Longue/Très Longue échéance, en se conformant à cette étude, on devrait en éliminant par le bas rentrer dans l’offensif pour élargir la probabilité de recruter un ou des futurs leaders de marché (exemple ci-dessous Nasdaq100 et Nasdaq Composite).

Cas particuliers des indices 

CACNext20, cet indice a un nombre de composants réduit et une performance supérieure au CAC40. Il regroupe les sociétés qui sont susceptibles d’intégrer le CAC40. C’est ici que finissent de s’épanouir les futurs prétendants, la prise de valeur est remarquable et entrent dans le CAC40 lorsqu’elles sont le plus souvent au plus haut. Inversement les déchus de l’indice phare ont déjà accusé une bonne part de leur baisse et si leur baisse persiste, elles sont rapidement rétrogradées dans les indices inférieurs. Cet effet de variation de valeur des entrants/sortants est accentué par la gestion qui réplique l’indice CAC40. Les gestionnaires pour suivre l’évolution de la composition de l’indice phare achètent l’entrant et vendent le sortant dans leur indice d’origine. Malheureusement à ma connaissance il n’existe pas de dérivé sur le CACNext20

CAC Small, sur la période de 3 ans, les performances de : Xilam Animation +2057,5% ; Paragon Id +1709,82% et Claranova +985,56% dopent cet indice qui est exempte des grosses capitalisations qui sont contenues dans l’indice Général du CAC All tradable. D’autre part la performance remarquable de + 57,8% de ce portefeuille démarré en pondération égale contre +30,3% de son compère CAC40 peut s’expliquer aussi que sur cette période des 3 ans un nombre non négligeable d’action du CAC Small ont dû disparaitre du marché et ne sont pas pris en compte dans cette étude, c’est pour cette raison que j’ai limité dans le temps cette étude.

Nasdaq 100 et sa comparaison avec l’indice Général le Nasdaq Composite : Le Composite regroupe près de 3 milles composants. Toutefois les performances exceptionnelles des GAFAM et autres Nvidia ; Netflix et Adobe, concentrent un maximum la capitalisation dans le haut des indices (près de 50% de la capitalisation à ces 7 valeurs) et provoque ainsi une surperformance de l’indice Nasdaq 100 (les 100 plus grosses capitalisations). La sélection naturelle est ici mature, mais attention au revirement du marché à l’exemple du Krach de 2000.

Hors ligne

 

#2 14-01-19 23:19:58

Re: Petite étude sur l'évolution des indices

Statistiques Bilan Année 2018

Les performances des indices indiqués ci-dessous sont établies avec la version de calcul Global Total Return (GR ou TR). Les comparaisons avec les autres versions de calcul sont faussées par le versement des dividendes et le prélèvement fiscal 

Différence version de calcul des indices
CAC40 : version de calcul généralement diffusée dite Nu ou Hors dividende, techniquement il est appelé indice de prix. Toutefois le taux de versement des dividendes est différent suivant les sociétés et par conséquence en fonction de la composition des indices. Pour une bonne comparaison il faut prendre en compte une autre version dite : Indice de rentabilité - Return indexes - "Globale" - Total Return.
Dans le cas des indices Euronext Paris cette version de rentabilité est distinguée par GR pour "Globale" - Total Return. Dans cette version la grande majorité des indices internationaux sont appelés TR pour Total Return. A ce titre le DAX30 fait exception puisqu’il est diffusé dans cette version sans porter cette distinction, la version Nu dividende est appelée DAX30 Kursindex.   
La version Global Total Return (GR ou TR) est à différencier à "Net" –Total Return après prélèvement fiscal sur les dividendes, les Indices CAC sont distingués par la notation (NR).   

Historique :

Depuis la création du CAC40 en 1988, cette 31ème année est la 7ème en baisse, la série de 6 millésimes de hausse consécutive (2012-17) est aujourd’hui terminée avec une hausse cumulée de 107,61%, que l’on peut comparer avec l’autre série de 6 ans (1995-2000) avec ses + 263,92%, et plus modestement une série de 5 ans de 2003-07 avec ses 112,85%.
Après nous avons 1 série de 3 ans (1991-93 avec +65%) et deux séries de 2 ans (1988-89 +112.45% & 2009-10 +28,3%) il n’y a pas d’année de hausse isolée.

Sur les 7 années de baisse on dénombre 5 années isolées et une série de 2 ans 2001-02 à cette occasion le cumul de baisse s’était élevée à -45,76%. Dans ce cumul si on ajoute les deux derniers mois de 2000 et les 3 premiers de 2003, le nouveau cumul approche les 60% de baisse à -57%.
Cette baisse prolongée faisait suite aux 6 années pleines de 1995-2000 avec une hausse de 263,92%, celle-ci est ajustée à 315,65% en retirant les deux premiers mois de 1995 et les deux derniers de 2000.

Bilan du millésime 2018
Avec ses -8% pour le CAC40 GR (dividende réinvesti) c’est la baisse la moins marquée des 7 années de baisse depuis trente et un ans.
Elle se compare avec les – 13,39% de 2011. On dénombre 8 mois de baisse qui égale les millésimes 1990 & 2002, seul 2008 avec 9 mensualités reste inégalé.
Curieusement la période estivale de Juin à septembre a été calme et même positive de 2,37% alors que c’est une période marquée par des -24,74% en 2011 ; -19,21% en 2008 ; -34,39% en 2002 ; -24,61% en 2001 ; -19,86% & -27,43% en 1998 & 1990.
La performance établie par les 8 autres mois est donc négative et en fait c’est une première, en général lorsque la période estivale ressort positive, le millésime en est de même… Ici aussi Il n’y a plus de tradition !

Performance des indices

Situation fin 2017
En fin été 2017 il y avait eu la confirmation par la BCE des mesures non conventionnelles, politique qui favorise les liquidités et par conséquent la hausse des actions s’était poursuivi jusqu’au début Novembre, puis l’impact du rebond de la monnaie unique et la mauvaise orientation de l’automobile et des banques ont défavorisé les indices européens.
Aux Etats-Unis US, pour justifier les rares prises de bénéfice ou des phases de stagnation des indices quelques foyers d’inquiétudes étaient avancés avec, notamment, des rebondissements dans l’affaire d’ingérence russe durant la présidentielle US de 2016, des tensions au Moyen-Orient et les pressions sur la Corée du Nord.
Mais en fin d’année c’était l’évolution de la mise en place de la politique fiscale américaine qui influençait le plus les tendances des marchés, finalement l’adoption fiscal courant décembre avait provoqué un rallye haussier qui s’était prolongé jusqu’au 22-26 janvier.
Cette date reste la référence du dernier plus haut historique du plus grand nombre des indices Global Total Return en Europe

Ci-dessous évolution des indices Début Novembre 2017 à Fin17 ou début18 puis 22 ou 26 Janvier 2018 suivant la clôture la plus basse et la plus haute de la période

CAC40 GR & DAX30 : 03 Novembre 2017 au 02 Janvier 2018 puis 22 Janvier 2018
CAC40 GR : 14.019,80 pts -2,43% à 13.472,26 pts puis 14.120,72 pts +4,81% la clôture du 02 janvier 2018
DAX 30 : 13.478,86 pts -4,51% à 12.871,39 pts puis 13.559,60 pts + 5,35% la clôture du 02 janvier 2018

Indices US TR : 03 Novembre 2017 à la dernière clôture 2017 puis 26 Janvier 2018 
S&P500 TR : 5027.49 pts +3,69% à 5.212,76 pts puis 5.606,08 pts +7,55%
Dow Jones Total Return : 50.532,96 pts +5,51% à 53.317,96 pts puis 57.461,17 pts +7,77%
Nasdaq 100 Total Return : 7.126,71 pts + 1,83% à 7.256,87 pts puis 7.970,11 pts +9,83%

Nota :
La comparaison de la performance des Indices Européens de la zone ¤ avec ceux des Etats-Unis doit prendre en compte d’évolution du change ¤/$. La Baisse du $ favorise l’évolution positive des actions en ¤. La courbe ¤/$ montre un rebond du $ de mi-septembre au début novembre 2017 puis une dernière phase baissière jusqu’au début février 2018.
La surperformance des indices US était spectaculaires et se retrouve dans les indices de volatilité VIX et de son aïeul VXO. 

Pour avoir meilleur recul voici quelques statistiques sur l’indice VXO
Depuis début 1988 jusqu’à fin 2018 sur 7807 séances :
La moyenne est de 19,73 avec 229 séances sous le seuil des 10 ; 2419 entre 10 et 15 ; 3574 entre 15 et 25 ; 841 entre 25 et 30 ; 675 entre 30 et 40 ; 69 au-delà de 40

Alors que son plus haut atteignait péniblement les 50 jusqu’en 2002, on peut relever sur 172 séances de fin septembre 2008 au début avril 2009 la plus longue période continue au-delà des 30 avec en date du 20 novembre 2008 un pic à 87,24.
Inversement les séances sous les 10 restaient exceptionnelles jusqu’en 2017. Durant la seule période de début 2017 à fin janvier 2018 on en compte 168 avec en date du 25 juillet 2017 un plus bas à 6,32.
C’est dans ces dernières circonstance que s’était retrouvé les marchés Action à la fin Janvier 2018. De plus un ensemble de circonstances s’accumulaient :

La guerre des changes battait son plein, alimentée par des intentions protectionnistes de D.Trump surtout initialement vis-à-vis de la Chine, de la Corée et du Mexique. Si des inquiétudes commençaient à apparaître sur l’attitude des Etats-Unis qui pouvait s’avérer un réel handicap pour le commerce mondial même si le FMI anticipait à cette époque, pour l’année en cours une croissance planétaire de 3.9%. Mais dans l’immédiat c’était plus la possibilité d’une trop forte embellie de l’économie américaine qui inquiétait avec une remontée plus vive que prévue des taux.
C’était ainsi qu’aux Etats-Unis dans la semaine du 29/01 au 02/02/2018 les indices de confiance (Michigan et Conférence Board) étaient au-dessus des attentes tout comme le rapport sur l’emploi, les autres statistiques économiques étaient conformes voir légèrement supérieurs.
L’indice VIX, ou indice de la peur, avait effectué une accélération historique. Historique, en effet, car son démarrage s'était produit depuis un point bas qui lui-même restera gravé dans les livres dédiés aux mouvements boursiers.
Le VIX est un indice basé sur les fluctuations anticipées par les options d’achat et de vente sur les 30 prochains jours. A cet indice vient se greffer le VIX futur qui est le prix de l’assurance que les gérants sont prêts à payer pour garantir la faible volatilité de leurs portefeuilles à différentes échéances, mais s’ajoutent aussi des produits dérivés comme le XIV qui est un short (à la baisse) du VIX.
Depuis quelques mois l’indice VIX était rendu sous-estimé par les contrats Future et d’achats massifs de dérivés Short XIV. Les débouclages brutaux de ces positions avaient favorisé cette hausse spectaculaire de l’indice VIX.

Il est couramment établi qu’il existe quatre niveaux pour mieux appréhender l'évolution de l'indice VIX (volatilité implicite court terme des options sur le S&P500).

Le niveau 1 qui comprend toutes les périodes de faible volatilité (<20). Il s'agit de la phase standard "post crise de l'Internet" où les actions américaines ont connu de nombreuses années de calme avec comme intermède, et pas n'importe lequel, la crise des supprimes entre 2007 et 2011. Depuis le VIX resta largement sous la barre des 20 points, excepté durant l'été 2015, avec la crise chinoise.

Le niveau 2, borné entre 20 et 30 points représentait une moyenne pour les marchés actions, après la crise russe de 1997 jusqu'à l'éclatement de la bulle Internet, niveau rarement atteint depuis 2011.

Les niveaux 3 >40 points et 4 >50 représentent les situations exceptionnelles. C'est dans ce compartiment graphique que le VIX a touché son zénith lors de la récente séance du 5 février 2018.
On s'aperçoit que ces pics (>40) sont souvent éphémères. Le danger se situe dans le fait qu'ils peuvent se répéter comme en 2011. Ces mouvements de grande nervosité expriment des périodes extrêmement complexes à gérer pour les investisseurs car les baisses sont violentes, tout comme les rebonds.

Observations pratiques sur les indices de volatilité :
Le Chicago Board Options Exchange Volatility Index (CBOE) calcule un ensemble d’indice de volatilité :
Sur différents indices
VIX S&P500 https://fr.investing.com/indices/volatility-s-p-500,
VXO S&P100 https://fr.investing.com/indices/cboe-o … ical-data,
VXN Nasdaq100 https://fr.investing.com/indices/cboe-n … voltility,

Mais aussi sur les actions Apple (VXAPL) https://fr.investing.com/indices/cboe-e … ixon-apple
Ou autre exemple Amazon (VXAZN) https://fr.investing.com/indices/cboe-e … on-amazon.


Apparemment les liens ne fonctionnent pas
Dans la barre de recherche entrez VIX ; VXO ; VXN ; VXAPL ; VXAZN etc...

https://fr.investing.com/indices/indices-cfds


Euronext calcul également un indice de volatilité sur le CAC40 : VCAC. Toutefois de nos jours cet indice ne sert pas de support à des dérivés, contrairement au VIX il est exempt de tout influence de ces derniers.

Durant l’époque critique de début Février 2018 se posait la question : que va-t-on faire des liquidités, si les marchés sortent des actions ?

Durant cette période des derniers jours pour rééquilibrer les fonds de pension, le10 ans US rapportait plus que les actions, suite à la hausse en janvier des actions et à une baisse des obligations de 3%.
Ce paradoxe indiquait que les actions craignaient moins que les obligations, avec le relèvement des taux.
Du moins tant que les résultats des sociétés sont au rendez-vous.
Les marchés estimaient que les actions étaient presque aussi sûres que les dettes d’état. La prime aux USA était seulement de 15%, alors qu’on attend d’habitude une valeur de 25% (40% à Paris).
On était monté trop fort, trop vite en janvier. Les marchés venaient de connaître une réaction secondaire baissière d’une puissance proportionnelle à la hausse qui avait précédé.
Les indices US durant la période du 29 janvier au 08 février 2018 avait perdu 10%
En Europe entre la clôture du plus haut 22 ou 23 Janvier au du plus bas 09 Février les indices avaient perdu CAC40 GR -8,33% & DAX30 -10,71%

Un mois après, à la clôture du 9 mars le S&P500 avait repris 8,21% et le Nasdaq 100 renouvelait ses records Historiques comme si rien ne s’était passé.

Ces rebonds spectaculaires se faisaient malgré l’intensification de la guerre commerciale des Etats-Unis.
Ainsi de notre côté de l’Atlantique la reprise était très timide +3,89% pour le CAC40 GR et +2,57% pour le DAX30.
Suite à l’évolution de la politique protectionniste des USA l’écart d’évolution du CAC40 GR et du DAX30 ne faisait que s'accroître.
Il faut remonter en Mars 2015 pour retrouver brièvement le DAX au-dessus du CAC40 GR, 6 mois plus tard le CAC40 GR avait repris une dizaine de % d’avance.
Le 22 Février 2017 après plus de trente ans de vie commune l’avance du CAC40 GR était symbolique de 0,782% .
Début Novembre 2017 à leur record Historique du moment l’écart était toujours à l’avantage du CAC40 GR, mais il était limité à 3,858%, on retrouve ce même écart lors des nouveaux records historiques du 23 janvier 2018.
Depuis il évoluait en fonction des tensions sur le commerce international, l’apogée de cet écart date du 13 décembre 2018 à 15,282%.
On peut estimer, jusqu’à ce jour que l’évolution de cet écart donne un baromètre sur les tensions commerciales internationales.
Historiquement l’écart maximum entre les deux indices remonte en juillet 2005 à 35% en faveur de l’indice Parisien et dire que le plus souvent les commentaires boursiers qui comparent les deux indices donne la suprématie du DAX (sic), c’est ignorer leur mode de calcul.       

La faible influence aux tensions commerciales internationales avait permis au CAC40 GR de renouveler son dernier record historique de clôture le 22 Mai 2018 à 14.608,69 pts alors que le DAX30 s’était limité à une résistance à 13.170 pts.

Ce point haut du CAC40 GR correspondait à la prise en compte des marchés des difficultés politiques Italiennes qui avaient fait baissé l’¤, le secteur bancaire Européen avait baisse afin d’intégrer le risque de défaut des emprunts italiens.
Mi-Juin l’aggravation de la guerre commerciale US avec la mise en application de droit de douane de 25% sur 50 Mds d’importations chinoises puis 10% sur 200 Mds de plus, mais également quelques jours plus tôt Trump avait torpillé les discussions commerciales au G7 et voulait augmenter les droits de douane sur les voitures allemandes, et faire payer à l’Allemagne les frais de l’OTAN.
De son côté pour compenser la Chine avait fait baisser le Yuan, malheureusement pour nous les bénéfices des sociétés du CAC40 se font plus en Yuan qu’en $   

Fin Juin la tension commerciale était arrivé à son paroxysme ainsi que les inquiétudes politiques Italiennes, un premier seuil de support des indices Européens correspond à cette étape.
Après une reprise des marchés durant le mois de juillet les premières interrogations sur une entrée en récession en 2019 faisaient jours.
En 6 mois on était passé des craintes de surchauffe de l’économie aux USA avec une remontée plus rapide que prévue des Taux, à une éventuelle récession en 2019 en zone ¤ et en Chine causée par la guerre commerciale et par la hausse du prix du pétrole !       

Autres inquiétudes : La hausse du $ et du resserrement monétaire de la Fed fait chuter les monnaies émergentes et rend le remboursement de leurs dettes en $ problématique avec comme exemple la crise financière Turque mais aussi Argentine et autres…
A la fin Août l’embargo sur le pétrole Iranien maintien les prix du pétrole élevé et contribue à fragiliser les pays émergents importateurs.       

Mois de septembre, traditionnellement ce mois est le plus capricieux, en 31 ans tous les mois de septembre combinés entre eux donnent un résultat de -40%. Cela veut dire que depuis 1988 si vous étiez investi uniquement durant ce mois-ci, votre capital sur le CAC40 GR se serait érodé de 40%.
Par miracle avec la liste des d’inquiétudes sur les marchés des actions donnée ci-dessus, cette année il reste à ce jours le dernier mois positif.
Puis entre le 27 septembre et le 27 décembre l’indice GR allait perdre près de 17%     

Aux Etats-Unis jusqu’au début octobre les marchés semblaient immunisés, les records historiques des indices s’enchainaient par la progression toujours continue des valeurs technologiques, ces dernières étaient dopées par les rachats d’actions.
Il fallait bien qu’elles emploient les capitaux rapatriés de l’étranger, dans une moindre mesure cela me faisait penser aux années 1988-89 avec la bulle spéculative Japonaise suite au rapatriement des capitaux en provenance des Etats-Unis, ce n’était qu’un lointain souvenir déformé. 
Début septembre après Appel c’était au tour d’Amazone de franchir brièvement les 1.000 Mds $ de capitalisation, à son plus haut la capitalisation d’Appel avait atteint début octobre 2018 les 1.100 Mds $.

A partir du début Octobre comme en Europe l’ambiance devenait de plus en plus capricieuse les derniers plus haut des indices US datent du 29 Août pour Nasdaq 100 Total Return à 8.752,75 pts, il était proche de ces niveaux jusqu’au 03 octobre date du plus haut historique du Dow Jones Total Return à 58.840,19 pts, entre temps le S&P 500 Total Return avait calé le 20 septembre à 5.794,72 toutefois à ce dernier le 03 octobre seul une cinquantaine de pts manquait à l’inventaire.     

Purge de fin d’année : Comme bien souvent les purges sur les indices US sont beaucoup plus violentes et courtes que ceux sur les indices Européens, le rebond qui fait suite est également plus spectaculaire. Nos indices ont une période de convalescence beaucoup plus longue.
C’est ainsi que le point bas des indices US sont au 24 décembre contre le 27 en Europe       

Evolution des indices

Europe : Période clôture année 2017 au 27 septembre 2018 résistance CAC40GR et DAX30 
CAC40 GR : 14.120,72 pts à 14.526,33 pts = +7,34%
DAX 30 : 12.917,64 pts à 12.435,59 pts = -3,73%

US : Période clôture année 2017 au 03 octobre 2018
S&P500 TR : 5.212,76 pts à 5.794,72 pts = +11,01%
Dow Jones Total Return : 53.317,96 pts à 58.840,19 pts = +10,36%
Nasdaq 100 Total Return : 7.256,87 pts à 8.733,59 pts = +20,35%

Europe : Période du 27 septembre 2018 au 27 décembre 2018
CAC40GR : 14.526,33 pts à 12.103,19 pts = -16,68%
DAX 30 : 12.435,59 pts à 10.381,51 pts = -16,51%

US : Période du 03 Octobre au 24 décembre 2018
S&P500 TR : 5.794,72 pts à 4.672,66 pts = -19,25%
Dow Jones Total Return : 58.840,19 pts à 48.075,85 = -18,29%
Nasdaq 100 Total Return : 8.733,59 pts à 6.764,08 pts = -22,55%

Si les indices US ont nettement plus baissé à la clôture du 24 décembre. Dès le lundi 26 décembre alors que les marchés Européens étaient fermés les S&P 500 et Dow Jones ont rebondi de 5% et le Nasdaq 100 de 6%. Le 27 Décembre les Européens poursuivaient leur baisse alors que les US continuaient leur rebond. Au bilan annuel l’écart de performance du CAC40 avec le S&P 500 te Dow Jones résulte de la divergence sur ces deux journées !   

Bilan 2019
CAC40GR : 14.526,33 pts à 12.450,81 pts = -8,00%
DAX 30 : 12.435,59 pts à 10.558,96 pts = -18,26%
S&P500 TR : 5.212,76 pts à 4.984,22 pts = -4,38%
Dow Jones Total Return : 53.317,96 pts à 51.462,77 pts = -3,48%
Nasdaq 100 Total Return : 7.256,87 pts à 7.259,55 pts = +0,04%

A titre de comparaison voici le bilan des indices des moyennes et petites capitalisations
CAC Mid 60 GR : 24.796,72 pts à 20.220,15 pts = -18.46%
CAC Mid&Small GR de 24.191,68 pts à 19.432,82 pts = -19,67%.
CAC SMALL GR de 20.391,38 pts à 15.160,88 pts = -25,65%.
GROWTH ALLSHARE GR de 1.550,77 à 1.162,12 = -25,06%.

Le dernier plus haut historique des indices des petites capitalisations date également de fin Janvier et curieusement l’évolution annuelle de ces indices est sensiblement comparable au DAX 30 comme si s’était le CAC40 qui avait particulièrement bien résisté au point de faire pratiquement jeu égal avec le S&P 500 et le Dow Jones !

Parmi les 11 composants de l’indice vedette Parisien qui ont performé, outre les Air liquide, Dassault Système, Pernod, Peugeot, et Sanofi on retrouve le secteur du Luxe avec Kering, LVMH, Hermes accompagné de l’Oréal et du secteur Aéronautique Airbus et Safran.
Le pétrolier Total a fini à l’équilibre, tous les autres sont négatifs avec le top des baisses Valéo -59%, dans la tranche des 30 à 40% de baisse on trouve les Bancaires et Assurance mais aussi les industriels Renault, Michelin, Saint Gobain (sous les 28¤ plus bas depuis 5 ans), Arcelormittal, Technip, les deux autres Technologique STM, Atos mais aussi l’immobilière Unibail.
Bref il était temps que cela se calme on se serait cru en plein Krach 

La moyenne des variations des composants nu dividende de l’indice donne -14,28% que l’on peut comparer à la baisse de 10,95% du CAC40 et des -8% du GR.
Cette différence de calcul s’explique par :
Le rendement des dividendes qui dépasse les 3%, puis en effectuant une moyenne de la variation des composants on simule : une pondération égale entre les composants, mais également une variation annuelle simple !
Comme indiqué dans l'étude ci-dessus, jours après jours les variations journalières se combinent, dans un indice ou un portefeuille de composition stable la valorisation des haussières prennent du poids au détriment des baissières, ces dernières deviennent des naines blanches. Dans un indice diversifier Il se crée ainsi un levier à la hausse, c’est votre intermédiaire qui est pénalisé car vous intervenez au minimum, la sélection naturelle s’opère. Ainsi les 11 composants positifs qui représentent fin 2018, que 41% de la capitalisation flottante compensent pratiquement le reste de l’indice et parmi ces 11 nous avons le secteur du luxe et de l’Aéronautique qui font défaut au DAX30

Quelques repères fondamentaux

En fin d’année 2018 : En Mds d’¤ L’ensemble de la capitalisation totale des sociétés du CAC40 s’élève à 1.417 en retenant la part du flottant nous abaissons d’un quart à un peu moins de 1.049.
A noter que la capitalisation du seul Appel concurrence celle du CAC40

En ce début d’année l’estimation des sommes totales des sociétés du CAC40 pour l’exercice 2018 sont:
C.A : 1.398 ; EBITDA : 227 et RN part du groupe 109
soit sur la capitalisation totale un PER de 13 et en prenant en compte la part du flottant le PER descend à 12,34.

Cette différence de PER entre la capitalisation totale et le flottant résulte du faible flottant du secteur du Luxe où la part du capital dispersé sur le marché est réduite : à 25% pour Hermes, 60% pour Kering et 55% pour LVMH avec des PER élevé pouvant approcher les 40 pour Hermes. Avec l’Oréal ils sont en quelque sorte nos GAFA !


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Dernière modification par Jamestracker (14-01-19 23:57:18)

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#3 02-02-19 21:50:29

Re: Petite étude sur l'évolution des indices

Marche forcée des indices depuis le début de l’année

https://investir.lesechos.fr/marches/ac … 824203.php

Il est vrai qu’après les 5 premières semaines annuelles il faut remonter à 2015 pour retrouver une performance supérieure.
Toutefois depuis la création fin 1987 du CAC40 GR dans l’ordre décroissant 6 millésimes ont été supérieurs : 1997 ; 2015 ; 2012 ; 1996 ; 1989 et 2011   
Au-delà de la performance, c’est la deuxième année avec 1989 que l’on aligne 5 semaines consécutive de hausse. 1997 avait fait mieux avec 6 semaines ininterrompues.   

En cinq semaines CAC40 GR et les indices US totalisent :
CAC40 GR + 6,15% ; S1P500 Total Return + 8,13% ; Dow Jones Total Return + 7,57% ;
Nasdaq100 Total Return + 8,66%

DAX30 +5,89%

CACMID 60 GR +6,20% ; CAC Small GR + 9,94% ; Indice des GROWTH ALLSHARE GR +7,92%

Suite à la forte baisse de la fin 2018 les marchés sont entrés en mode Risk ON, que l’on peut traduire par course aux soldes.

Coïncidence :

Cette 5ème semaine annuelle est historiquement depuis Fin 1987 sur le CAC40 GR la seconde meilleure semaine de l’année avec un indice de 1,528.
L’indice hebdomadaire le plus élevé est celui de la semaine 51 avec un 1,529. Cela veut dire que si depuis début 1988 vous étiez investi uniquement durant cette semaine-là, votre capital aurait accumulé 52,9% de plus-value.

A l’inverse la semaine 6 est la 3ème pire performance avec un indice de 0,755 en étant 16 fois en baisse sur 31 ans.
En années pleines sur 1618 semaines, 726 sont négatives soit 44,87%

En fait ces deux semaines correspondent à la publication des résultats du 4ème trimestre. Lorsqu’ils sont bons on assiste initialement à un bond de valorisation (semaine 5) suivi de quelques prises de bénéfices (semaine 6), Si non à une baisse continue.

Cette semaine n° 6 est par tradition la dernière occasion de compléter quelques positions (Risk ON) avant la période favorable jusqu’au début Juin.
Malheureusement cette année si on est spécialement pessimiste on peut craindre que les soldes ont été prématurées.

Pour se faire une idée :

Politique Monétaire

Rappel : http://france-inflation.com/taux-directeurs-bce-fed.php

Un nouveau défi pour la communication des banques centrales
https://investir.lesechos.fr/marches/ac … 820946.php

Depuis le début de l’année :
https://www.la-croix.com/Economie/Monde … 1200998859

Ces derniers jours :
https://www.ig.com/fr/marche-actualites … a-f-190130
https://www.capital.fr/economie-politiq … re-1301018

FED vers une hausse ou une baisse des taux ?
https://investir.lesechos.fr/marches/ac … 824163.php
https://fr.investing.com/news/economy-n … lls-697730
https://www.capital.fr/entreprises-marc … ux-1325995

Conjoncture :
https://www.capital.fr/economie-politiq … 19-1325644

Lire aussi :
https://www.capital.fr/entreprises-marc … is-1325798
https://investir.lesechos.fr/marches/ac … 822225.php


Bonnes lectures

Dernière modification par Jamestracker (02-02-19 22:25:44)

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