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#1 11-10-15 16:20:45

Pétrole et Matières premières

Matières premières: l'impact d'une baisse durable pour les actions

 
Filiale de Freeport McMoran, le complexe minier de Grasberg (or et cuivre), l'un des plus grands au monde
Publié le 10/10/2015 à 17:59 - Mis à jour le 10/10/2015 à 18:02

Après la forte baisse depuis un an des prix du pétrole et des métaux industriels, les équipes de recherche de la Société Générale dirigées par Patrick Legland ont analysé les conséquences d’un effondrement durable des cours sur les autres placements.

Selon Michala Marcussen, chef économiste à la Société Générale, les prix des matières premières devraient se stabiliser et même rebondir à moyen terme, grâce au retour d’une meilleure conjoncture internationale. C’est le scénario privilégié par la banque.

Mais le krach de la Bourse chinoise et le changement de régime du yuan ont fait douter les investisseurs de la capacité de l’administration du pays à contenir les risques d’un atterrissage douloureux (hard landing) pour l’économie.

L’interrogation des experts de la banque porte désormais sur les conséquences d’une possible décennie perdue pour les matières premières et les économies émergentes.

Quand le prix des matières premières chute lourdement, l’histoire montre que les taux d’intérêt reculent et restent bas, que les marchés émergents sont durablement pénalisés et que les actions des pays développés en profitent à condition que la demande globale ne s’effondre pas.

Michael Haigh, responsable de la recherche sur les matières premières à la Société Générale, évoque les raisons de la chute des prix : des stocks importants et la poursuite d’une production élevée malgré la baisse des cours.

Au premier trimestre 2013, l’offre mondiale de pétrole atteignait 90,6 millions de barils par jour pour une demande de 90,2 millions, avec des stocks à 808,7 millions dans les pays de l’OCDE. En 2016, l’analyste prévoit une demande à 95,7 millions de barils et une offre à 96,7 millions, avec des stocks en hausse à 904 millions de barils.

Même constat pour le marché du cuivre : 20,9 millions de tonnes produites en 2013 pour une demande à 20,8 millions. La Société Générale anticipe en 2016 une offre à 23,5 millions de tonnes pour une demande à 23,08 millions.

Dans les deux cas, la demande a fortement progressé, mais l’offre a augmenté encore plus vite ! C’est aussi vrai pour le blé, où les stocks mondiaux représentaient 13% de la demande mondiale en janvier 2011 contre 20% aujourd’hui.

Depuis janvier 2013, l’encours des cinq plus gros ETF investis en or a fondu de 105 à 40 milliards de dollars.

Aujourd’hui, la faiblesse des couvertures à terme contraint des groupes miniers dans les pays émergents à maintenir leur production pour payer les intérêts de leur dette, souvent contractée en dollars.

Les devises émergentes des pays producteurs de matières premières ont lourdement chuté : -14% pour le peso chilien depuis le début de l’année, -31% pour le rouble russe depuis mai, -60% pour le real brésilien depuis janvier, etc. Ce mouvement réduit les coûts de production dans ces pays et les encourage à maintenir leurs exportations, ce qui pèse à nouveau sur les prix, etc.

Exprimé en rand sud-africain, le cours de l’or est à un plus haut historique, ce qui encourage les producteurs locaux à poursuivre leur extraction. Même chose pour la Russie qui augmente sa production de pétrole, en profitant de la forte baisse du rouble.

  Selon les différents scénarios retenus, la Société Générale prévoit jusqu’en 2025 un prix du baril de pétrole brent compris entre 35 et 80 dollars. La fourchette de prix envisagée pour le cuivre sur la période évolue entre 3.150 et 6.500 dollars la tonne.

Le prix de la tonne de blé est estimé entre 360 et 425 dollars entre aujourd’hui et 2025 selon le scénario économique retenu, et le prix de l’once d’or est prévu entre 725 et 1.050 dollars, dans tous les cas en-dessous du niveau actuel !

Roland Kaloyan, Kevin Redureau et Vivek Misra analysent les conséquences pour les actions si l’économie chinoise tombait en récession et si les marchés émergents étaient durablement pénalisés.

Les stratèges évoquent une baisse possible des actions américaines de 30% dans le cas d’une panne durable des économies émergentes et de 60% si l’atterrissage de l’économie chinoise se faisait dans la douleur, soit un retour du SP 500 vers le plus bas de 2009 à 800 points !

Tout dépendrait alors de la réaction des gouvernants et des autorités monétaires, mais les actions pourraient rebondir fortement. Pour protéger les portefeuilles dans ce scénario extrême, Société Générale favoriserait des stratégies d’arbitrage : long sur le SP500 et short sur le MSCI World, long sur le Stoxx 600 et short sur le Dax, long sur le secteur immobilier et short sur les biens d’équipement, long sur l’Inde et short sur l’Australie.

Des sociétés parmi les moins exposées aux économies émergentes seraient à privilégier, comme Vinci, Aviva, BSkyB, Marks and Spencer, Capgemini, Swisscom, Snam Rete Gas. Et des entreprises très sensibles aux débouchés asiatiques seraient à éviter en Bourse, comme Rolls Royce, ABB, Hermes, BMW, Schneider Electric, Valeo, Solvay, LVMH, Richemont, Nokia (les sept dernières valeurs sont actuellement conseillées à l’achat par les analystes de SG).

Selon Alain Bokobza, responsable de l’allocation d’actifs à la Société Générale, et Praveen Singh, la valorisation des Bourses émergentes n’est pas redevenue attractive, malgré la baisse récente des cours. Alors que les rendements obligataires sont bien supérieurs dans les pays émergents, la baisse des devises a plombé leurs performances en euros et en dollars.

Les Bourses émergentes ont perdu depuis leur plus haut historique entre 10% et 60% en monnaie locale, mais les baisses sont plus marquées en dollars : -75% pour le Brésil, -70% pour la Russie, -65% pour la Hongrie, -50% pour la Chine, etc. Pourtant, le PER estimé à douze mois des marchés émergents ressort à près de 10, proche du niveau moyen constaté depuis 2003.

En cas de stress prolongé sur les économies émergentes, les obligations et le cash seraient à privilégier au détriment des actions.

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#2 11-10-15 16:42:00

Re: Pétrole et Matières premières

Attention le texte ci-dessus n’est pas de moi.

On peut relever certaines contradictions, en particulier des stratèges qui évoquent une baisse possible des actions américaines de 30 à 60% ! 

Ne pas prendre forcément ces prévisions à la lettre, mais juste pour se rappeler que des rebonds comme ces jours derniers ne sont pas forcement le signe que les Soldes sont définitivement fermées

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#3 10-12-15 00:19:20

Re: Pétrole et Matières premières

Anglo American va supprimer des dizaines de milliers de postes

En Afrique du Sud, marche de mineurs près de la mine Anglo American Platinium (AMPLATS) à Rustenburg, le 5 octobre 2012. | REUTERS/Mike Hutchings Podcast

Anglo American annonce qu'il va se séparer de 60% de ses employés. La chute prolongée des prix des minerais et des métaux entraîne une restructuration radicale du cinquième groupe minier mondial. Et il n'est pas le seul à revoir sa stratégie.

Anglo American taille dans le vif. Le géant minier britannique va supprimer 85 000 emplois d'ici 2020, soit les deux tiers de ses effectifs. Anglo American va également réduire le nombre de ses avoirs de 55 aujourd'hui à une vingtaine de gisements seulement. Une « restructuration radicale », reconnaît son patron Mark Cutifani, motivée par une « détérioration plus sévère que prévu du prix des matières premières ». En un an, les prix des métaux ont plongé de 30 à 40%, du fer au cuivre et au nickel. Les prix du platine, au coeur des activités sud-africaines d'Anglo American, à travers sa filiale Amplats, ont également chuté d'un tiers. Même le diamant n'a pas échappé à la crise, autre activité centrale d'Anglo American à travers sa filiale De Beers, la pierre est 15 % moins précieuse.

Le surplus de minerais et métaux et la pire chute de leurs prix en une décennie, a entamé les revenus de tous les groupes miniers et entraîné la défiance des actionnaires : l'indice minier du FTSE à Londres est au plus bas depuis onze ans, et le ralentissement du commerce chinois, même s'il touche peu les matières premières, n'est pas là pour les rassurer. Les géants australien et brésilien du minerai de fer ont beau posséder les mines les plus rentables au monde, Rio Tinto va devoir baisser d'un milliard de dollars ses investissements, BHP Billiton et Vale encaissent par ailleurs les conséquences de leur catastrophe écologique au Brésil. Les groupes les plus diversifiés souffrent encore plus : le géant des mines et du négoce Glencore, hyper-endetté par ses acquisitions, va se séparer de sa division agricole et geler, voire fermer les mines de cuivre les moins rentables à ce jour.

Quant à Anglo American, il resserre ses activités en trois branches : diamant, métaux industriels et vrac. Les mines de fer et de charbon devront faire la preuve de leur rentabilité ou elles sortiront du portefeuille, décision déjà prise pour les mines de phosphates et de niobium. Enfin Anglo American renonce à l'implantation prestigieuse de son siège au coeur de Londres.

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#4 09-02-16 22:39:02

Re: Pétrole et Matières premières

Goldman Sachs : « On n’est pas près de revoir un pétrole à 100 dollars »

Muryel Jacque / Journaliste au service Marchés |



Le prix du baril ne dépassera pas 50 dollars d’ici 2020, indique Damien Courvalin, responsable de la recherche sur les marchés de l’énergie chez Goldman Sachs. La banque américaine n’écarte pas un plongeon à 20 dollars si les capacités mondiales de stockage sont atteintes.

Assiste-t-on à un krach pétrolier ?

Non, ce n’est pas un krach. Il s’agit de la continuation de la baisse des prix qui a eu lieu en 2015. Le mot krach sous-entend un mouvement de panique. Pour nous, il n’y a pas de panique, le marché est simplement en train de réaliser que les surplus de matières premières n’ont pas été corrigés l’an dernier. Les prix devaient donc baisser afin de corriger ces excédents persistants.

Que signifie alors cette chute des matières premières ?

En tout cas, elle n’est pas le reflet d’une croissance économique nettement plus faible, comme on l’entend souvent. Les économistes de Goldman Sachs n’ont pas changé leurs prévisions et les données économiques récentes ne sont pas mauvaises. On le voit d’ailleurs lorsqu’on s’intéresse à la nature de la baisse des matières premières : le marché du cuivre, par exemple, « surperforme » le marché pétrolier. Or, si la faiblesse d’activité était réellement forte en Chine, les prix du cuivre auraient dû reculer.





Le décrochage des matières premières ne nous dit donc pas que le monde va vers une nouvelle récession ?

Non, pas pour l’instant. Il n’y a pas de données en provenance des marchés des matières premières qui disent qu’un ralentissement fort s’est produit. Ce qu’on a vu, c’est un mouvement de baisse corrélé des marchés financiers et une dépréciation de la monnaie des pays émergents, notamment de la devise chinoise. Des questions se posent toutefois à plus long terme, notamment concernant les conséquences du ralentissement de l’économie chinoise sur la croissance mondiale dans les années à venir. Cela peut avoir un impact sur les matières premières dont les prix à court terme baisseraient davantage que les prix à long terme.

Un baril à 30 dollars, est-ce « irrationnel » comme l’a dit l’Arabie saoudite, ou est-ce la nouvelle norme ?

Nos prévisions sur les prix à moyen terme sont liées au coût marginal de la production future. Pour 2017 et 2018, nous prévoyons un baril à 60 dollars, et à 50 dollars d’ici à la fin de la décennie en raison des gains de productivité. Certes, aujourd’hui les prix sont beaucoup plus faibles et l’ensemble de la courbe à terme est en dessous de ces prix-là, mais on n’y restera pas. L’Arabie saoudite qualifie le prix actuel du baril d’irrationnel, pour nous cela fait partie du mécanisme d’ajustement. Dans les années 1980 comme dans les années 1990, le schéma d’ajustement a toujours été identique : les prix à terme tombent sous les coûts marginaux de production pour enfin corriger le surplus des marchés et obliger ainsi les producteurs à réduire leurs investissements.





Vous estimez toujours que le pétrole peut chuter jusqu’à 20 dollars ?

Cette éventualité est liée au risque de stockage, qui est un risque réel. Les capacités mondiales de stockage ont certes augmenté très fortement sur les dix dernières années. Mais plus l’ajustement de production prend du temps, plus le risque qu’elles soient entièrement utilisées augmente. Il suffit que la croissance économique mondiale ralentisse de l’ordre de 0,5% ou que l’Iran produise autant que ce que le gouvernement a annoncé pour qu’elles soient atteintes. Il y a donc une vraie dimension temporelle : en 2015, ce risque n’était pas important pour Goldman Sachs. En 2016, ce n’est pas notre scénario de base mais nous le prenons en compte car le marché reste en surplus.

Le retour de l’Iran peut-il réellement déstabiliser le marché pétrolier ?

C’est un autre risque. D’après notre analyste, le marché prend en compte une hausse initiale de la production de 200.000 barils par jour et une moyenne sur l’année de 300.000 barils. C’est proche de nos prévisions et de celles du département américain de l’Energie. De son côté, le gouvernement iranien veut faire croître la production à 500.000 barils par jour à court terme pour atteindre un million la première année… Soit presque trois fois plus que les chiffres que nous utilisons dans nos prévisions. Au cours actuel, il n’est toutefois pas optimal pour l’Iran d’apporter énormément de volume. A moyen terme, c’est une autre histoire : l’Iran a perdu une grosse part de marché surtout en Europe (au profit de l’Irak et de l’Arabie saoudite), et entend la récupérer. Et pour maximiser les revenus, il faut maximiser la production.






Le rôle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a-t-il changé ?

Quand on analyse la contribution de l’Opep à la production mondiale de pétrole, c’est plutôt le schéma économique d’une firme dominante qu’un Cartel. Cette firme dominante fait face à la forte hausse de la production par des producteurs à plus hauts coûts et surtout à un aplatissement de la courbe des coûts de l’industrie. Elle doit y répondre par une augmentation de sa propre production pour maximiser ses revenus à moyen terme. La décision de l’Opep paraît donc très rationnelle. Pourquoi l’a-t-elle prise en 2014 ? C’est à ce moment-là que le marché a réalisé l’amplitude du pétrole de schiste. Si vous regardez les prévisions de la croissance de la production américaine au début de 2014, elles sont moitié moindres que l’a été la production réelle cette année-là !

Pourquoi les tensions géopolitiques ont-elles si peu d’impact sur le prix du baril ?

La raison est simple : le marché est fortement excédentaire et les stocks sont très élevés. Le marché ne peut donc pas ajouter de prime de risque au cours actuel car les prix commencent à peine à être assez bas pour contraindre les producteurs à modifier leurs décisions d’investissement. Si le marché devait refléter une prime de risque de 5 à 10 dollars, l’ajustement fondamental n’aurait jamais lieu. Par ailleurs, si les tensions géopolitiques n’ont probablement jamais été aussi fortes depuis des décennies, les problèmes de production sont aussi importants. Que ça soit l’Iran jusqu’à la levée des sanctions, la Libye ou la zone de production partagée entre le Koweït et l’Arabie saoudite, la perte de production sur les trois dernières années a été énorme. Depuis le début du « bear market » en octobre 2014, si l’on ajoute les réserves stratégiques que la Chine a achetées, le marché mondial a « perdu » un million de barils par jour. Aujourd’hui, cela peut changer car la production iranienne va augmenter, les Nations Unies essaient d’organiser un gouvernement d’unité en Libye où la production peut tripler rapidement, et le Koweït a annoncé récemment que la production de la zone neutre pourrait augmenter.





A plus long terme, la baisse des investissements peut-elle entraîner un nouveau choc pétrolier ?

La production future dépendra de trois éléments : d’abord, de la capacité de l’Opep à augmenter sa production année après année, ensuite, de l’amplitude de la hausse de la production aux Etats-Unis, enfin, des projets dans les zones hors Opep et hors Etats-Unis (Golfe du Mexique, Brésil). Les investissements faits au cours des dix dernières années ont permis de trouver de nouvelles techniques de production (offshore ultra-profond, schiste) et de découvrir de nouvelles zones. Donc en termes de potentiel de croissance de production dans les cinq ans à venir, on sait d’où la production peut venir et à quel coût, c’est à dire 60 dollars. On argue donc que sur le moyen terme, certains projets ne seront plus nécessaires ou que leurs coûts vont baisser. Il pourra y avoir des mouvements cycliques de prix d’ici trois à cinq ans, mais on n’est pas près d’avoir un pétrole à 100 dollars puisqu’on a une base de production et des coûts de production future qui sont bien inférieurs. A moins, bien sûr, qu’il y ait des chocs géopolitiques d’amplitude suffisante.

Y a-t-il un prix maximum du pétrole ?

Il y aura deux dynamiques à l’œuvre sur le très long terme. D’un côté, les matières premières - minières ou pétrolières - seront de plus en plus dures à atteindre en termes géologique. De l’autre, la croissance de la demande sera plus faible car l’économie mondiale sera orientée vers les services plus que vers l’industrie et que des politiques seront mises en place pour lutter contre le réchauffement climatique. Il est encore trop tôt pour décider où vont la consommation et les prix du pétrole, mais ce sont deux forces qui vont s’opposer dans les décennies à venir.

Propos recueillis par Muryel Jacque

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#5 09-02-16 23:19:30

Re: Pétrole et Matières premières

Excusez moi mais c'était trop tentant:

Les mêmes y'a qques années wink

http://www.lesechos.fr/07/05/2008/LesEc … obable.htm

Dernière modification par Bert14 (09-02-16 23:21:04)

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#6 10-02-16 08:23:08

Re: Pétrole et Matières premières

J'ai l'impression que les gens du forum croient que la prévision économique est une science exacte...travaillant moi même dans ce domaine je peux vous assurer que ce n'est pas le cas.. Pour caricaturer un peu nous prenons les données disponible aujourd'hui pour créer les prévisions de demain et au fur et à mesure que ces données changent les prévisions changent. Cet article date d'avant crise, là ou les anticipation de croissance étaient fortes et la où la crise n'avaient pas encore touché

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#7 10-02-16 21:50:43

Re: Pétrole et Matières premières

je n'ai rien de personnel contre Goldman Sachs, mais pour le coup il leur aura fallu 6 semaines pour se dédire:

http://www.bloomberg.com/news/articles/ … s-for-2016

Perso ca me suffit question crédibilité...

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